National et International

Le gouvernement a pris la responsabilité d'intervenir brutalement depuis la semaine dernière dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, avec un discours de confusion entre le nécessaire maintien de l’ordre public et l’invocation d’un retour immédiat à l’Etat de droit. Ce dernier, indispensable, ne peut être que progressif et articulé avec le respect des libertés publiques. C'est un aveu de faiblesse. Les images d'une armée de 2500 gendarmes détruisant à l'aide de blindés, de pelles mécaniques et sous la "protection" de milliers de grenades, des constructions en bois, terre et paille resteront comme la marque de la disproportion totale entre les buts affichés et les moyens employés. France Nature Environnement condamne également toutes les agressions physiques : cette logique d’escalade de la violence doit être absolument stoppée. Ce territoire heureusement épargné d’un néfaste projet d’aéroport doit retrouver le calme nécessaire à la construction collective d’un avenir serein.

 

Alors qu'à Notre-Dame-des-Landes, la ferme des cent noms est tombée, de nombreuses personnalités politiques, associatives, syndicales ou universitaires demandent «l’arrêt immédiat des interventions policières et l’ouverture d’un vrai dialogue qui permette dans le respect de la loi l’élaboration de conventions individuelles, mais aussi collectives».

 

Au prétexte du respect de l’« Etat de droit », des femmes et des hommes qui cultivaient la terre et pratiquaient l’élevage ont été délogé·e·s de leur lieu d’activité et de vie. Leur ferme, où deux agneaux sont nés la semaine passée, a été détruite. Ces paysannes et ces paysans occupaient un terrain appartenant à l’Etat. Pourtant, il leur avait été promis qu’une solution viable, pacifique et tournée vers l’avenir serait recherchée. Ils/elles étaient en discussion avec la préfecture pour obtenir une convention d’occupation collective de ces terrains.

 

Le collectif : voilà le sujet du combat qui se joue à Notre-Dame-des-Landes. Quand le Gouvernement impose des conventions d’occupation temporaires individuelles, des paysan·ne·s, de la ferme des Cent noms ou d’ailleurs, envisagent leur activité collectivement.

 

Les pesticides ont été un sujet important lors du Salon de l’Agriculture, qui vient de fermer ses portes. Alors que l’ensemble des acteurs s’accorde désormais sur l’urgence de la réduction de l’usage des pesticides, l’idée fait également son chemin dans la tête des consommateurs et des distributeurs. Dans ce contexte, les labels fleurissent… et tous ne se valent pas.

 

Le MOOC (Massive Open Online Course) ou « cours en ligne ouvert à tous » est un outil de formation à distance, gratuit et interactif, proposé par des établissements de l'enseignement supérieur. Elaboré par un collectif d'auteurs issus d'écoles d'ingénieurs et d'organismes de recherche et développement, le MOOC Bio s'organise autour de 4 grandes thématiques, présentées sous forme d'exposés, d'animations et d'enquêtes de terrain :

  • Les cadres de l'agriculture biologique (réglementaires, socio-professionnels et historiques) ;
  • Comment produire en agriculture biologique ;
  • La diversité de l'agriculture biologique et de ses trajectoires ;
  • Agriculture biologique et territoire.

 

MOOC « Comprendre et questionner l’Agriculture Biologique »

  • Durée : 8 semaines
  • Volume de travail estimé : 2 à 3h/semaine
  • Ouverture : le 16 avril 2018
  • Inscriptions dès à présent sur France Université Numérique

Ce matin, le projet de loi sur l’alimentation a été présenté en Conseil des Ministres. Censé s’appuyer sur l’intégralité des conclusions des ateliers des Etats généraux, celui-ci traite en fait principalement des enjeux économiques. Pour France Nature Environnement, le débat parlementaire à venir doit être l’occasion de renforcer ce texte pour en faire une véritable loi au service de la transition agroécologique, de la santé, de l’information des citoyens et pour une rémunération juste des agriculteurs.

 

Après de nombreux rebondissements, le verdict est tombé ; le glyphosate a été ré-autorisé pour 5 années supplémentaires. Cette molécule chimique est l’herbicide le plus utilisé à travers la France, l’Europe et le monde. Son usage massif rend la situation extrêmement préoccupante pour l’avenir : dangereux pour l’environnement, cancérigène pour les animaux, probablement pour l’Homme, perturbateur endocrinien… l’Europe a raté le coche de la santé environnementale et décide de bafouer le principe de précaution. Si la bataille pour interdire immédiatement cette molécule s’achève, France Nature Environnement reste mobilisée pour que l’agriculture se désintoxique du glyphosate.

 

Tags:

Depuis des années, le glyphosate fait couler beaucoup d’encre. Cette molécule chimique,principe actif du Round Up, est l’herbicide actuellement le plus utilisé, en France, en Europe et dans le monde. En plus de la toxicité pour la santé et l’environnement de ce pesticide, son usage massif rend la situation extrêmement préoccupante pour l’avenir.Voilà pourquoi France Nature Environnement souhaite envoyer un signal fort à l’ensemble des acteurs : l’agriculture doit sortir de sa dépendance au glyphosate. Il faut interdire cette molécule aux effets dramatiques pour la biodiversité et probablement aussi pour les agriculteurs et les citoyens.

 

Tags:

Le Ministre de l’agriculture a annoncé ce mercredi la fin des aides au maintien de l’agriculture Biologique. Alors que le marché est en plein essor (+14% au premier semestre), et que les consommateurs se détournent du système agricole industriel qui ne répond plus à leurs demandes en termes de qualité, Stéphane Travert signe ainsi la fin de l’ambition de la France pour le développement de l’agriculture Biologique dans nos territoires.

 

Une majorité écrasante de la population européenne rejette les OGM et de nombreux États membres ont interdit leur mise en culture. Cependant, les entreprises de l’agrochimie ont trouvé une nouvelle recette pour faire entrer les OGM dans nos champs et nos assiettes : contourner la réglementation européenne en affirmant que les OGM issus de nouvelles techniques ne sont en réalité pas des OGM.

Si les industriels parviennent à leurs fins, des plantes et des animaux génétiquement modifiés pourraient très vite arriver dans nos champs et nos assiettes. Ils ne seraient pas soumis aux obligations d’évaluation des risques ou d’étiquetage. En réalité, comme leur présence serait passée sous silence, nous ne pourrions rien faire pour nous en protéger !

 

Records de chaleur, épisodes de canicule, vagues de sécheresse… alors que les changements climatiques font peser des contraintes fortes sur l’ensemble des usagers de l’eau, cette ressource est surexploitée. Une surconsommation qui met nos milieux naturels en danger : c’est ainsi notre accès à l’eau, qui plus est à une eau de qualité, qui est mis en péril. L’agriculture, qui est le secteur le plus consommateur d’eau, doit donc voir ses modèles évoluer pour s’adapter aux ressources dont les territoires disposent. France Nature Environnement avance quatre propositions pour une gestion quantitative de l’eau en agriculture qui soit juste, adaptée et durable. Ces propositions de bonne gestion auront aussi, si elles sont déployées efficacement, un impact fort sur la qualité des eaux, l’un des grands enjeux de notre époque.

 

Mercredi 2 août, nous aurons consommé l’ensemble de ressources que la planète pourra renouveler durant cette année 2017[1]. Pendant les 5 mois à venir, nous vivrons à crédit. La situation environnementale est grave et l’agriculture doit assumer sa part de responsabilité dans cet échec collectif. Alors que l’intérêt général va dans le sens de la protection des ressources pour une production alimentaire durable, l’argent public, lui, va soutenir, de manière privilégiée, des modèles de production qui dilapident les ressources dont nous aurons besoin dans les décennies à venir. Cette incohérence nous amène dans une impasse… mais pour France Nature Environnement le dépassement n’est pas une fatalité ! Les pouvoirs publics peuvent et doivent changer de cap pour un #MondeVivable.

 

  1. Etats Généraux de l’alimentation : le grand flou autour des conditions de débats
  2. Fin du buzz : arbitrage responsable de matignon sur les néonicotinoïdes
  3. Vote sur les pesticides : un pas en avant pour la crédibilité de la PAC et pour la Biodiversité
  4. Lancement de l'appel à projets de recherche et innovation : Protection durable des culture sans néonicotinoïdes
  5. Politique agricole commune : Changer d’approche pour construire une agriculture durable
  6. Evaluation 2016 des ressources biomasse disponibles en France
  7. Future PAC : donnez votre avis !
  8. FNE: Stéphane le foll, les deux pieds dans l’agro-écologie
  9. STOP Glyphosate: signons la pétition pour un futur libre de pesticides toxiques
  10. Pesticide : vendre coûte que coûte !
  11. Pesticides: 3 février 2017, dernier délai avant que les riverains ne soient totalement oubliés
  12. L'agroécologie a son cours en ligne (MOOC)
  13. Newsletter People4soil
  14. Agro-écologie : la sociéte civile representée au CESE dit oui !
  15. Tous mobilisés pour demander aux ministres de tenir les pesticides loin des riverains
  16. Va-t-on continuer à asperger les riverains des verges, vignes et autres champs?
  17. Les avatars de l'élevage laitier - causes et perspectives
  18. FNE: La PAC sera verte ou ne sera pas!
  19. Une agriculture sans néonicotinoïdes, c'est possible
  20. Bruxelles doit enterrer le glyphosate!
  21. Des nouveaux OGM bientôt autorisés ?
  22. Nouveaux OGM : 7 associations de la société civile claquent la porte du haut conseil des biotechnologies
  23. Nouvelle PAC 2015-2020: du verdissement au greenwashing
  24. Pesticides: Le ministre doit réagir face aux résistances des conservatismes et des égoïsmes
  25. Agriculture biologique : il faut sécuriser les financements !
  26. Elevage : les trois pistes à suivre pour sortir de la crise
  27. Boycot du Haut Conseil des Biotechnologies tant que la pluralité des avis sur les OGM ne sera pas respectée
  28. FNE - Pesticides: une autre agriculture est possible
  29. People 4 Soil : un réseau libre d'organisations
  30. Dans solution, il y a sol

Inscription Newsletter

ECUREUIL.png

Se connecter