Interdiction des véhicules anciens à Paris, vers une mobilité moins toxique pour la France

A partir du 1er juillet à Paris, les voitures les plus anciennes ne pourront plus circuler la journée en semaine, afin de protéger la qualité de l’air et la santé de tous. Des mesures d'accompagnement sont prévues pour aider les propriétaires de ces véhicules à trouver une autre mobilité. La voiture individuelle n'est pas la solution la plus adaptée en ville et son impact sur la qualité de l’air peut être très pénalisante. Un exemple pour toute la France.

 

L'interdiction de circuler aux véhicules les plus anciens pourra avoir un effet vertueux et permettre aux propriétaires d’anciens véhicules de trouver de nouvelles solutions pour se déplacer en région parisienne, en changeant leurs habitudes. Les mesures d'accompagnement proposées par la ville de Paris sont d’ailleurs nombreuses et incitatives[1], pour les particuliers comme pour les professionnels.

Une enquête réalisée auprès des conducteurs traversant l'hyper-centre de Paris[2] a tordu le cou à bien des idées reçues concernant l’utilisation des voitures à Paris. Ainsi, il ressort que 80% des voitures ne transportent qu’une personne, que 80% des véhicules sont utilisés par des particuliers et non des professionnels et que plus de 50% des automobilistes roulent uniquement dans Paris. L’étude conclut que seuls 22% des automobilistes ont vraiment besoin de leur voiture dans Paris.

L’auto-partage, les vélos en libre circulation, les transports en commun sont des solutions adaptées à une très grande partie des trajets réalisés actuellement en automobile à Paris. La multi modalité est aussi un outil complémentaire, qui consiste à utiliser plusieurs modes de transports, en fonction de leur pertinence, pour se rendre à sa destination.

Denez L’Hostis, président de FNE : « Nous saluons cette première en France tout en rappelant que dans le domaine des restrictions de circulation en ville, notre pays a de nombreuses années de retard. 200 villes européennes ont déjà, de longue date pour certaines, imposé des mesures de restriction de la circulation automobile en leur cœur et développé des solutions alternatives de mobilité beaucoup moins toxiques pour l’air et la santé publique. »


[1] Soit un versement forfaitaire de 400€; ce montant correspondant à une prise en charge partielle d’un forfait annuel Navigo intégral et d’un abonnement annuel au service Vélib’.

Soit une subvention pour l’achat d’un vélo et les accessoires associés dans la limite de 400€. Cumulable avec l’aide de 400€ dédiée à l’achat d’un vélo à assistance électrique.

En plus, 50% de réduction sur la souscription d’un nouvel abonnement au service Autolib’ accompagné d’un crédit de 50€ pour l’usage du service.

Aide à l’installation d’un abri vélo sécurisé pour les copropriétés.

Pour les professionnels, une subvention de 15% du montant HT du véhicule, est proposée pour l’achat d’un véhicule électrique ou GNV.

http://www.paris.fr/actualites/lutte-contre-la-pollution-de-l-air-les-mesures-d-accompagnement-sont-lancees-2601

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