Microcentrale sur la Desge à Chanteuges : un projet contestable et destructeur

Le chantier d’une microcentrale hydroélectrique a commencé il y a quelques semaines sur la rivière Desges, une petite rivière remarquable de la vallée du Haut Allier, une vallée reconnue au plan international pour son intérêt majeur en termes de biodiversité.

La Desges, une rivière à saumons atlantiques, alimente en eau le Conservatoire National du Saumon Sauvage, inauguré en 2001. Ce dernier produit, chaque année, dans le cadre d’un programme de sauvetage d’une souche de saumon unique en Europe, 2 millions de jeunes saumons sauvages, à divers stades, destinés à renforcer une population au bord de l’extinction.

L’altération de cette rivière, bénéficiant de plusieurs dispositifs de protection au titre de divers textes nationaux et européens, est donc en principe impossible. Une atteinte physique majeure s’y déroule pourtant. Utilisant un flou juridique dans le dispositif national de protection des rivières à migrateurs, le « droit fondé en titre » d’un ancien moulin, la Communauté de Communes des Rives du Haut Allier et l’entreprise Cegelec ont lancé un chantier qui est un contre sens en matière d’aménagement du territoire.

L’administration locale, oubliant le remarquable programme de restauration de la biodiversité initié par l’Etat du Plan Loire Grandeur Nature a délivré une autorisation de construction d’un ensemble d’ouvrages comprenant la reconstruction d’un barrage abandonné depuis 1978, la mise en place d’une conduite forcée de 600 mètres de longueur et d’une usine hydroélectrique tout cela conduisant à une altération massive du fonctionnement de la Desges et du bief de l’ancien moulin, qui héberge une espèce protégée comme la Lamproie de Planer.

 

L’association Patrimoine Chanteuges lutte contre ce projet avec le soutien de la FRANE et de la mairie de Chanteuges, la Fédération de pêche 43, le Conservatoire National du Saumon Sauvage, l'AAPPMA de la basse Desges, SOS-Loire Vivante/ERN France, Allier Sauvage, REN-43, APS, AIDSA, ANPER-TOS, Fous de Toc et le Chant des rivières.

 

Le 23 février, des riverains, la commune de Chanteuges et 5 associations ont introduit auprès du tribunal administratif de Clermont-Ferrand et par le biais de l’avocate Corinne Lepage, un recours en annulation contre le droit de prélever l'eau de la rivière. Cette action en justice a un coût non négligeable, pour cela l’association Patrimoine Chanteuges a lancé une cagnotte leetchi pour aider au paiement des avocats.

Veuillez trouver le lien de la cagnotte ici.

 

Suivez les actions en cours ici.

La Montagne en parle : Les opposants au projet porté par les Rives du Haut-Allier poursuivent leurs actions

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