Pour que la France développe l'industrie de demain

DU 7 AU 13 AVRIL, LA 4E ÉDITION DE LA SEMAINE DE L’INDUSTRIE PROPOSE UNE INCURSION DANS LE SECTEUR INDUSTRIEL, NOTAMMENT GRÂCE À DES ACTIVITÉS PÉDAGOGIQUES MISES EN PLACE SUR TOUT LE TERRITOIRE. L’OCCASION DE FAIRE L’ÉTAT DES LIEUX D’UN SECTEUR QUI SOUFFRE TOUJOURS D’UNE IMAGE NÉGATIVE. RÉACTION DE FNE.

 

 

UNE FILIÈRE PEU ATTRACTIVE…

 

Pendant 7 jours, plus de 2800 évènements se déroulent sur tout le territoire : portes ouvertes, conférences, expos, l’industrie est abordée sous tous les angles. Parmi ces évènements, beaucoup sont à destination des jeunes, notamment des visites scolaires sur les sites industriels. Des activités qui témoignent de la difficulté de recrutement que connait actuellement le secteur industriel. En effet, alors que le marché de l’emploi est en crise, peu d'entre eux envisagent de s’orienter vers les métiers de l'industrie. Il est urgent d'en rechercher les causes et, pour cela, d'interroger l'image de l'industrie française.

 

A CAUSE  D’UNE IMAGE NÉGATIVE

 

Reprenant le baromètre d’image de l’industrie, le rapport du CGDD sorti ce jour est sans appel: « _Deux tiers des personnes ayant entendu parler de l’industrie dans les médias considèrent que c’était de manière négative. Quatre français sur cinq ont le sentiment que les industriels ne s’impliquent pas dans la préservation de l’environnement_ ». Même s'il existe quelques secteurs dynamiques, FNE en garde également une perception plutôt négative : après 30 années de désindustrialisation en France, le secteur apparaît vieillissant, d'une autre époque, soumis à la concurrence des pays émergents, et n’étant pas une filière d'avenir. Le nucléaire, par exemple, sera en grande difficulté pour renouveler les compétences indispensables. Quant aux énergies renouvelables, un secteur pourtant très attractif pour les jeunes, le gouvernement a tout fait pour empêcher leur développement.

 

FAIRE DE L’INDUSTRIE UNE FILIÈRE D’AVENIR

 

Le réseau Risques et impacts industriels de FNE plaide pour que l'industrie reste en France, notamment les industries à risques qui bénéficieront d’un meilleur contrôle sur le territoire que dans les pays émergents. Le réseau salue les efforts fait par l'Etat et les industriels pour réduire les risques, mais nous ne sommes pas au bout du chemin. FNE souhaite aussi une industrie qui se renouvelle, qui développe des secteurs d'avenir, qui réduit sa consommation d'énergie (certains investissements se rentabilisent en 3 ans), qui entre dans une économie circulaire pour que les résidus de process des uns deviennent les ressources des autres sans passer par le stade déchets. Enfin, une industrie qui prenne soin d'améliorer les conditions de travail pour réduire les accidents et maladies professionnelles. C’est en opérant ce virage que le secteur industriel se rendra plus attractif.

 

  Pour Maryse ARDITI, pilote du réseau Risques et impacts industriels de FNE : « _L'industrie française doit choisir entre produire toujours moins cher (énergie et salaires à la baisse) et vendre du bas de gamme, ou sélectionner des créneaux porteurs où l'innovation permet  de vendre avec une meilleure plus value, c’est-à-dire aussi à des emplois plus qualifiés_.» 

 

 

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