Conférence régionale Auvergne sur le changement climatique

Le 12/11/15, VetagroSup Marmilhat : l'auditoire est constitué principalement d'èlèves du niveau BTS (Rochefort Montagne) à ingénieur (VetagroSup), de leurs enseignants mais aussi (en nombre beaucoup plus faible) de représentants R § D (INRA, IRSTEA...) ou des professions agricoles et forestières… et de nous (Myriam salariée FRANE et moi même). Guillaume Benoit du CGAAER fait la tournée des différentes régions pour présenter le programme « 4 pour mille = des sols pour la sécurité alimentaire et le climat».

 

Le programme « 4 pour mille = des sols pour la sécurité alimentaire et le climat» élaboré ces derniers mois dans le cadre de l'agenda 21 démontre que des mesures relativement simples au niveau de l'agriculture et de la forêt pourraient contribuer grandement à l'atténuation (diminution notable de l'émission des GES + capacité de stockage du CO2) en même temps qu'à l'adaptation qui doit se mettre en place très vite. Le GIEC en 2014 a reconnu l'importance du rôle conjoint de l'agriculture + la forêt + réaffectation des sols (AFOLU soit « other land use »), qui ensemble contribueraient pour 24% des émissions de GES.au niveau mondial. La réappropriation des sols dégradés permettrait de compenser les émissions de GES (émissions annuelles- séquestration dans océans et biosphère/stock mondial de CO2 dans sols superficiels = 0,4 %) et c'est possible !! (exemples en Afrique etc....).

 

Proposition au niveau de la France : 101 Mt CO2/an en 2012 émis par agriculture et élevage (20 % du total des GES).

  • Pratiques d'agroécologie (recours légumineuses et arrêt engrais chimiques) sobriété énergétique et séquestration CO2 dans sols (pas labours, agroforesterie et haies, gestions des prairies..), élevage amélioré (bonnes pratiques, seulement prairies...) : au total réduction de 12 à 15 Mt/an

  • amélioration gestion forêt + reboisement + exploitation controlée du bois énergie : capacité de stocker plus (compensation) et d'éviter des émissions (substitution émission de GES par utilisation de bois d'oeuvre et bois énergie) : gain de 28 à 35 Mt/an

  • préservation sols contre artificialisation : gain 8 à 10 Mt/an

  • attention gaspillage alimentaire : gain de 8 à 10 Mt

 

Ainsi on peut arriver à une réduction d'émission de 50 à 70 MtCO2/an.

Deux éléments importants = réussir l'adaptation et préserver les réserves d'eau.

Ce projet est lancé et va être décliné dans chaque région. Nous devons vraiment suivre la mise en pratique de tout cela.

Ensuite témoignent des agriculteurs locaux sur leurs pratiques à la fois adaptées et dans le sens d'une atténuation (élevage et culture), ainsi qu'un propriétaire forestier. Il est clair que pour les agriculteurs cette voie n'a pas été simple...

 

D'où très clairement une conclusion très importante : il faudra désormais aller dans le sens de toutes ces propositions... si on veut la réussite du programme.

 

Retrouvez les documents de présentation sur le site de la DRAAF Auvergne.

 

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