Le nouveau Président de la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, Christophe Lépine, vous parle

Chers bénévoles, chers salariés, chers amis,

 

Samedi (18 mars), le Conseil d’administration et vos représentants ont choisi de me faire confiance en m’élisant à la présidence de notre Fédération.

C’est un immense honneur et un devoir de responsabilité dont je mesure chaque part et chaque implication. A cet instant, je souhaite remercier Pascal Vautier pour son travail et ses convictions. Il a su au fil de son mandat redonner une vitalité, une lisibilité et un poids réel à notre Fédération dans le monde de la préservation de la nature de notre pays et je suis heureux qu’il ait accepté de continuer son travail au bureau national.

 

Avec le bureau élu samedi, et avec qui j’ai eu le plaisir de travailler ces dernières années, nous sommes d’ores et déjà au travail pour avancer sur les nombreux dossiers qui permettront de renforcer notre réseau, avec le même souci de collaboration, de partage des tâches et de conviction.

 

Car plus que jamais, notre réseau et sa fédération doivent être solidaires et forts. A l’heure où l’agence française de la biodiversité va se construire opérationnellement et dans les territoires, à l’heure où il faut justifier de notre statut associatif comme de la sécurisation du foncier, à l’heure où la marchandisation de la nature constitue une vraie menace à appréhender, nous, Conservatoires d’espaces naturels, avons des atouts qu’il convient de mettre en valeur et de promouvoir. Avec notre force de frappe nationale et territoriale, avec cette synergie entre bénévoles et nos salariés, nous sommes déjà reconnus et même parfois enviés. Mais nous pouvons faire plus et mieux et être à la fois conscients et fiers de tout ce que nous avons accompli et accomplissons au quotidien.

 

Et les dossiers ne manquent pas. Ainsi, dans les mois qui viennent, nous allons par exemple devoir forger notre place dans les nouveaux paysages politiques et un contexte permanent de pression budgétaire, accompagner les Conservatoires qui le souhaitent dans les évolutions territoriales, répondre aux enjeux de la compensation ou des changements politiques à venir.

 

Pour cela, il nous faudra travailler ensemble, multiplier les occasions d’échanges bien au-delà des congrès, trouver des relais dans nos Conservatoires pour que chacun participe à la vie de notre réseau, au-delà de son engagement local et quotidien. Nous restons – beaucoup d’entre vous me le disent – encore méconnus. Les démarches pour une meilleure visibilité, notamment nationale, devront s’accentuer, au-delà de l’image commune dont une très grande majorité s’est dotée. Cela veut dire aussi une meilleure valorisation de nos actions et des actions exemplaires que vous menez dans vos territoires et que, parfois, par manque de temps mais aussi par humilité, vous ne pensez pas à mettre en lumière.

 

Etre plus forts, être plus soudés, passera aussi par un renforcement de notre réseau. Outre les outremers, susciter la création d’un Conservatoire en Ile-de-France paraît être une priorité. De même, les questionnements sur la compensation et aussi sur la sécurisation du foncier renforcent notre souhait – porté en votre nom par Eliane Auberger – d’avancer vers un projet de Fondation.

 

C’est aussi valoriser notre assise citoyenne – qu’elle soit le développement d’actions bénévoles dans les structures qui l’ont choisi ou l’accompagnement de structures citoyennes dans d’autres territoires – car la reconnaissance de nos actions par les habitants, les citoyens et leur implication dans nos Conservatoires d’espaces naturels est la garantie de la démultiplication des actions et leur soutien par les collectivités, financeurs et politiques. Cela passe aussi, j’en suis convaincu, par la mise en valeur du réseau de sites exceptionnel dont nous assurons la préservation et la gestion, notamment le millier d’entre eux ouvert et accessible au grand public.

 

C’est encore continuer à accompagner les dynamiques de formation, d’échanges et de mobilisation des équipes salariées dont je voudrai saluer l’implication, individuelle et collective, je pense notamment au travail des représentants nationaux du personnel et à toutes celles et ceux qui participent aux actions mutualisées animées par la Fédération.

 

C’est toujours s’appuyer et soutenir l’équipe de notre fédération qui, à Besançon, Orléans ou Vourles, travaille avec constance et détermination autour de programmes que vous avez souhaité qu’elle porte et qui nous permette, au-delà des actions conduites, d’être reconnus pour la qualité de nos apports aux problématiques dont elle a la charge.

 

C’est enfin mettre en valeur notre méthode, notre savoir-faire et notre apport concret aux disciplines que nous brassons au quotidien.

Etre investi dans les Conservatoires d’espaces naturels, comme vous l’êtes tous au quotidien, est une force incroyable au service de valeurs que nous partageons. Nous l’exerçons tous dans chacun de nos territoires. Notre travail ensemble, en réseau, permet de démultiplier ces actions. Notre force est à la fois faite de complémentarités, d’un socle commun et de différences enrichissantes.

 

Plus que jamais, nous aurons besoin de cette force de travail ensemble pour construire, grandir. Soyez sûrs que j’y mettrai, avec le Bureau, avec l’équipe, avec chacun d’entre vous, mon énergie et mon enthousiasme pour que notre famille « Conservatoires d’espaces naturels » soit encore plus soudée, plus forte, et puisse envisager l’avenir avec sérénité.

 

Christophe Lépine

 

PS : je suis bien sûr à la disposition de chacun d’entre vous : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 06 07 27 20 60

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