Projection-débat à Moulins: "la mort est dans le pré" appelle au questionnement

Une trentaine de personne a participé à la soirée organisée le 29 mars à Moulins par la Fédération de la Région Auvergne pour la Nature et l’Environnement (FRANE), la Fédération Allier Nature (FAN) et Générations Futures.

En introduction, Jacques DEBEAUD (Président de la FAN) a rappelé l’importance de l’action des associations en matière de défense de l’environnement, en particulier sur le sujet des pesticides, avec la FRANE qui fête ses 35 ans.

Gérard MATICHARD, soulignait le long chemin parsemé d’embuches parcouru par Génération Futures, dont l’action concerne exclusivement les pesticides ; 2017 voyant la 12ème édition ce cette semaine pour les alternatives…

 

 

Le public a ensuite été plongé pendant 50 minutes dans le combat émouvant d’agriculteurs, vignerons, victimes des pesticides, avec la projection du film « La mort est dans le pré ».

S’en est suivi un échange avec la salle. Le film, remarquable résumant un système à bout de souffle ; les sirènes de la chimie appliquée à la production agricole de l’après guerre se transformant aujourd’hui en cauchemars !

 

Un agriculteur, en reconversion bio, est venu apporter une note d’optimisme, démontrant qu’il était possible de produire autrement tout en répondant à une demande de la société. Des riverains de terrains plantés en vigne ont fait part de leur inquiétude quant aux éventuelles pulvérisations dans le champ jouxtant leur habitation.

 

Une question centrale a été au centre des débats : le poids des groupes de pression (fabricants de pesticides, gros utilisateurs…) pour minimiser les dégâts causés par les pesticides sur la santé et l’environnement et bloquer toute interdiction. En la matière, l’exemple de la société Monsanto et son glyphosate fait figure de cas d’école.

 

Plusieurs participants, conscients du problème, ont souligné la difficulté à faire passer le message autour d’eux, dans l’intérêt de leurs enfants. La question de la formation aux nouvelles techniques de l’agriculture bio a aussi été abordée ; se retrouver sur les bancs de l’école pour un agriculteur dont l’âge avance n’étant pas toujours évident. La prise de conscience des particuliers, qui ont parfois la main leste sur le pulvérisateur a aussi fait débat.

 

En guise de conclusion, les responsables associatifs ont rappelé comme une évidence cette convergence entre la demande des citoyens pour un droit à manger sainement et les différentes études et publications INRA, ONU qui plaident pour une sortie progressive de l’agriculture industrielle.

 

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